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La Maison du 60 Posts

Avent dans la ville: deuxième semaine

predi_home_catherine-motte C’est avec Catherine Motte que nous allons vivre cette deuxième semaine de l’Avent.  Elle est Originaire du Nord, mariée, maman de 4 enfants, Catherine est également grand-mère de 8 petits-enfants. Elle est active dans plusieurs associations, en particulier au sein de Retraite dans la Ville

Rendre les armes

« Il posa son regard sur lui et il l’aima »

  Évangile selon saint Marc, chapitre 10, verset 21.

Le temps de Dieu est aussi celui de nos résistances. Si nous lui en laissons l’accès, Dieu, par tous nos pores, toutes nos failles, va s’engouffrer en nous. Il va venir poser son baume consolateur là où sont marquées au fer rouge toutes nos blessures. Il va là où cela fait mal, là où cela saigne, au plus douloureux. Il se penche sur toutes nos faiblesses, nos bassesses, pour nous relever et nous inonder de son amour. Il va transformer notre cœur de pierre en cœur de chair.
Dieu, que cela est bon ! Rendre les armes, se laisser envelopper par cette tendresse divine, accepter d’être aimée, et laisser entrer la lumière dans nos obscurités.
N’ayons pas peur de nous reconnaître enfant de Dieu et d’oser glisser nos petites menottes dans sa main. Il a besoin de nous, Il a besoin de notre oui, car Il nous veut libres, c’est à nous de choisir, Il nous attend. S’offrir à lui, se donner en cadeau, l’accueillir en nous pour qu’Il fasse sa demeure en nous.

Comme Marie a accepté de porter cet enfant, comme Marie, qui a osé dire oui, laissons Dieu s’arrimer fortement à nos entrailles. Soyons cette matrice sans laquelle le développement ne peut se faire.
Faisons-Lui un peu de place, libérons notre cœur de toutes les scories qui peuvent empêcher sa nidation, que cette foi s’implante en profondeur. Que Dieu soit chez Lui, chez moi. C’est une fécondation, une gestation. C’est un Avent. Seigneur, viens habiter en ma maison. Acceptons d’être « un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en “nous” »*.

* Première Lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 3, verset 16.

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Messe Comme Un Grand Feu à Lille

La prochaine messe « Comme Un Grand Feu » aura lieu le dimanche 13 novembre 2016 à 10h30 en l’Eglise St Vincent de Paul à Lille. Elle sera suivie d’un repas « Type Auberge Espagnole » à la maison St Vincent au 63 rue de Fontenoy.

Voici les autres dates: Dimanche 08 janvier, Dimanche 09 avril et dimanche 11 juin.

Les origines…

C’est une initiative du Conseil d’administration de fil à fil quelque temps après sa fondation : en 2005 exactement. Elle s’inscrivait dans le projet « Chrétiens acteurs à Moulins ».

La proposition m’a été faite par Anne DUHOUR (alors présidente et animatrice pastorale pour les aumôneries de l’enseignement public du secteur) au nom des différents partenaires dont : La JOC, l’ACE, les aumôneries de l’Enseignement public du secteur, les scouts de France, la Paroisse Saint-Vincent de Paul…

L’Objectif était de célébrer régulièrement (3 à 4 fois dans l’année) une messe « autrement » à laquelle participeraient tous les mouvements, les associations, les groupes d’action, de recherche et de prière agissant sur le quartier de Moulins.  Il s’agissait de rejoindre particulièrement les jeunes.

Anne DUHOUR m’a donc contacté pour être l’animateur de ces célébrations. Cela correspondait – disait-elle – au type de communauté que je voulais promouvoir avec mon livre (« Chemins d’évangile ») qui venait de sortir. Des célébrations enracinées à la fois dans les milieux populaires et dans la culture des jeunes. J’ai accepté, avec quelques repères :

  • Que chaque célébration soit préparée par des représentants des groupes engagés sur le quartier, mais qu’elle soit aussi précédée du même coup par un partage de l’évangile et des autres textes de la célébration. Ainsi le contenu de la célébration serait enrichi des expériences humaines des participants et de la vie du quartier.
  • Que des personnes des autres quartiers populaires de Lille puissent y participer.
  • Que ces messes s’inscrivent bien dans la vie paroissiale, avec les participants habituels de cette célébration de 10 h 30 à la filature.
  • Qu’il y ait des représentants de la communauté paroissiale qui participent à la préparation.
  • Que la communauté du 28 (dominicains de la rue de Wattignies… devenue le 60 rue de Condé) ; la communauté Magdala ; et la Mission Ouvrière (avec les mouvements) soient partie prenante.img_0675

Cela s’est réalisé pleinement… et très vite ces messes ont connu un franc succès. A chaque messe, l’église était pratiquent pleine. D’autres groupes et communautés se sont adjoints : la communauté de l’Arche, les Compagnons de Saint-Benoît… etc… Chaque messe développait un thème inspiré des textes du jour et de l’apport de vie qui s’était exprimé lors des préparations. Cela donnait lieu à des témoignages, des temps de partage, la recherche de de symboles, la recherche de chants adaptés… etc…

Le coordonnateur des préparations était habituellement l’animateur pastoral attaché à Fil à Fil. Depuis qu’il n’y avait plus d’animateur pastoral nommé pour Fil à Fil, c’est Pierre Degallaix qui a pris le relais. La présidence des célébrations est répartie entre les différents prêtres qui sont engagés sur le quartier.

Le 14 Janvier 2015, nous avons fêté les 10 ans  de la « Messe comme un grand feu », à l’occasion de la visite pastorale de Mgr Ulrich dans les quartiers populaires. Ci-joint  le mot d’introduction que j’ai prononcé ce jour-là.

Père Maxime Leroy

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Homélie du 29° Dimanche: PRIER AVEC INSISTANCE

Homélie du fr. Benoît Ente, opfrere-benoit-ente

Il y a plus de 15 ans, je découvrais le monde monastique. C’était au Mont des Cats. Notre petit groupe avait rencontré un moine pour lui poser toutes sortes de question. A la fin de la rencontre, il nous demande : « Puis-je vous poser à mon tour une question ? » « Bien-sûr. » « Est-ce qu’il vous arrive de prier ? » C’était son unique question. Elle réveillait d’un coup notre expérience spirituelle la plus intime. S’adresser à un être transcendant qu’on ne voit pas. Comme c’est étrange. Et pourtant, c’est si répandu dans le monde, si ancien dans notre histoire. Aujourd’hui, ce dimanche est consacré à la prière, celle que nous portons ensemble et qui, à force d’insistance vient toucher le cœur de Dieu.

Un Dieu proche

Moïse au sommet de la colline tenait les mains levés dans un geste de prière. Moïse n’a pas pris une épée ou un arc pour faire nombre face à l’ennemi. Non, Moïse s’est retiré pour intercéder auprès de Dieu. Et son intercession a eu un effet direct dans le monde, dans le combat que menait Josué. Ce n’est pas de la magie. Ce n’est pas non plus un processus psychique qui libérerait des forces cachées. Mais c’est un Dieu qui se laisse toucher par la demande d’un homme.

L’Évangile nous redit la même chose. Le plus surprenant dans la parabole de Jésus, c’est ce qui la précède. Avant même de commencer son histoire, Jésus prévient : attention, cette parabole va vous parler de la prière. Ainsi le juge est une figure de Dieu. Notre Dieu est comparé par Jésus à un homme qui se laisse dérangé, bousculé. Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ? s’interrogeait déjà l’auteur du Deutéronome. Jésus apprend à ses disciples combien Dieu est proche, combien il se laisse toucher chaque fois que nous l’invoquons.

La prière insistante

Moïse sur la colline a prié toute la journée, jusqu’au coucher du soleil. Sans cette persévérance de Moïse, Josué n’aurait pas remporté la victoire. De même dans l’Évangile. Pendant longtemps nous dit Jésus, la veuve est allé voir le juge qui refusa de lui rendre justice. Elle a insisté et c’est par son insistance qu’elle a obtenu ce qu’elle demandait. Notre Dieu si proche serait-il un peu sourd ? Pourquoi exige-t-il cette insistance ?

Pour toucher notre Dieu, il nous faut insister. Non pas répéter, mais insister, persévérer, durer jusqu’au bout. Parce que la prière est aussi un apprentissage pour nous. En vérité frères et sœurs, la prière n’a pas un début et une fin. Notre vie entière est appelée à devenir prière. Notre prière par son insistance tend à devenir aussi naturelle que notre respiration aussi simple que de dire bonjour, merci ou s’il te plaît. La prière persévérante est en fait l’entrée progressive dans l’unique prière, la prière de notre vie.

Une œuvre commune

Une prière qui dure et Moïse sentait le poids de cette durée. Ses mains s’alourdissaient. Heureusement Aaron et Hour lui soutenait les mains. Heureusement aussi Josué combattait au pied de la colline jusqu’au bout. La prière est une œuvre commune. Chacun à sa place. Chacun est important. Moïse l’ancien qui intercède. Aaron et Hour qui le soutiennent et le jeune Josué qui agit.

Nous ne pourrons persévérer dans la prière qu’en nous aidant les uns les autres. C’est ce que nous sommes venus chercher à Lourdes pour ceux qui y sont allés. C’est ce que nous vivons ici maintenant. Nous sommes rassemblés ce matin pour nous soutenir les uns les autres dans la foi, pour ensemble nous adresser à Dieu et lui demander que son Règne vienne. Et un jour, notre persévérance, la persévérance des millions d’hommes et de femmes prononcent cette prière, un jour nous serons exaucés. Et ce jour là, le fils de l’homme trouvera la foi sur la terre.

Père très saint, toi qui te laisse toucher, toi qui te fait proche chaque fois que nous t’invoquons, écoute nos paroles. Accorde nous de persévérer toujours, toute notre vie dans une prière humble et confiante. Inspire toi-même nos demandes, qu’elles jaillissent de nos entrailles, qu’elles plongent à la  source de nos désirs et qu’elles nous fassent toucher notre cœur profond, le cœur de Dieu. Amen

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La sœur Cécile nous a quittés

Nous t’aimons Cécile notre sœur, pour la lumière de ton regard, la chaleur de ton sourire, pour cette main tendue à qui le demande.

Oui, pour chacune de nos vies :

Nos vies programmées peut-être

Nos vies déprimées peut-être

Nos vies habituées peut-être …tu nous appelles à être des vivants, des êtres de communion et de fécondité.

Croire en Dieu ? Quel Dieu ? Qui est Dieu ? Dieu existe-t-il ? Ces questions qui t’étaient posées parce qu’elles sont celles de beaucoup aujourd’hui, tu y répondais en disant que ce qui nous est d’abord demandé est non pas tant de croire en Lui que d’apprendre à l’aimer et que cet apprentissage avait un très beau nom en français : cela s’appelle la fraternité.

Par ce chemin on trouvait Jésus, premier-né d’une multitude de frères…

Aussi, quand il a fallu définir la communauté du ’28’ pour fêter ses 30 ans, c’est toi qui a proposé la formule qui a été retenue : « La communauté du 28 est une école où l’on apprend à vivre en frères ».

Cécile, la mort n’a rien eu à glaner chez toi, même tes colères étaient motivées par l’injustice que tu ne supportais pas.

Tu es notre ambassadrice là-haut, Tu es à jamais vivante avec Gisèle, Georgette, Jean-Marie, Philippe et tous ceux de notre communauté qui nous ont précédé auprès du Père, et aussi tous ceux dont tu as brodé les noms sur nos étoles.

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Au revoir frère Sarmad

Une nouvelle communauté en Irak

Lundi 12 septembre, frère Sarmad partira en Irak avec le frère Emmanuel Dollet pour fonder une nouvelle communauté dominicaine. Celle-ci se situera près d’Erbil, là où se trouvent le plus grand nombre de réfugiés chrétiens irakiens.

Un témoignage bouleversant

Avant son départ, frère Sarmad est venu présider la messe du mercredi 7 septembre. Ce jour-là, justement Jésus dans l’Evangile proclamait :

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. »

C’est exactement ce que nous vivons maintenant en Irak nous explique Sarmad. Mais, malgré les persécutions, les déplacements et la précarité de notre vie, nous gardons une grande foi, notre liberté d’enfant de Dieu et une profonde espérance en l’avenir. Quel témoignage ! Merci frère Sarmad.

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Le festin de frère Sarmad

Après la messe, nous avons découvert le biryani au poulet, un délicieux plat irakien préparé par frère Sarmad aidé de ses commis frère Jean-Baptiste et Stéphane. Nous étions plus de 40 dans le petit jardin du 60, remplis d’une joie paisible.

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Les 75 ans du frère Alain

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fr Alain Riou Couvent de Lille

Le mercredi 24 août le fr Alain Riou du couvent de Lille est venu présider la messe au 60. C’était la fête de l’apôtre Saint Barthélemy et le jour de ses 75 ans. Il nous a parlé de l’apôtre presque inconnu Barthélemy (ou Nathanaël ?). Il nous a également parlé de la joie de fêter le jour où nous avons reçu la vie.

 

 

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Après la messe, nous avons partagé un repas philippin préparé pendant toute l’après-midi par Alford, un séminariste philippin qui vit au couvent de Lille.

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Au revoir frère Philippe Dockwiller.

Le mercredi 24 août, lors la messe de notre communauté, nous avons rendu hommage au frère Philippe Dockwiller qui nous a quitté à l’âge de 44 ans. Nous avons prié pour ses parents et pour toute notre famille dominicaine.

Le frère Philippe était venu nous rendre visite à la cité St Pierre lors du dernier pèlerinage du Rosaire dont il fut le prédicateur.

Continuons à prier pour lui et avec Lui.

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Une semaine au camping du Vieux Moulin

Un camping ouvert à tous

La Maison du 60 propose depuis 6 ans un séjour de vacances dans un camping (130 emplacements) pas très loin de la mer, du côté de Boulogne. ‘Le camping du vieux moulin’ est, comme son nom l’indique, situé sur une rivière bordée d’un moulin à eau datant du moyen-âge.

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C’est un de nos frères, prêtre-ouvrier à Hellemmes, Jacques Screpel, qui l’a créé en 1956, avec les copains du Comité d’Entreprise de Fives-Caille, grosse usine de la métallurgie où il travaillait à l’époque.  Sur le mode de l’autogestion, ce camping ouvrier continue à vivre de l’esprit des fondateurs : on met le plus petit au cœur de la communauté. C’est le camping le moins cher de France (1€ la nuit !). Depuis plusieurs générations maintenant, il fait le bonheur des familles de milieu populaire, notamment des  mineurs du Pas-de-Calais… repas Vieux Moulins

La Maison du 60 au Vieux Moulin

Nous sommes accueillis tels que nous sommes pendant une semaine. Je suis au conseil d’administration du camping et j’y ai célébré la messe pour la fête du 15 Août. Cet été 2016 nous étions 14 de la Maison du 60, dont plus de la moitié vit d’une pension d’adulte handicapé. Tout de suite, nous participons aux activités proposées, nous rendons de petits services, nous faisons notre cuisine mais surtout, nous profitons de la mer, de la campagne et des forêts alentour, dans une convivialité généreuse.

La Maison du 60 en promenade
La Maison du 60 en promenade
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Une semaine à Belle-Île-en-mer

Cet été Françoise Pierre, Coco, Babette, Maryse, Danielle, les deux Jacques, le frère Benoît sont partis en vacances une semaine à Belle-Île-en-Mer au village de Kergallic qui appartient aux dominicains. Sur place, ils ont retrouvé Christine et Elisabeth, deux strasbourgeoise qui nous ont fait profiter de leur joie de vivre et de leur talent culinaire.

Vivre sur Île

En arrivant au port de Quiberon, Pierre a eu un premier choc. Il imaginait un bateau de 20 personnes ! Et bien non, c’était un énorme bateau de 300 places qui nous a emmené au port de Palais sur Belle-Île. En posant le pied à terre sur l’Île, nous laissons derrière nous tout ce qui est resté sur le continent. Les vacances et le repos peuvent véritablement commencer.

Kergallic
Le village de Kergallic

Le silence

Premier soir et deuxième choc. Pierre est angoissé devant le silence de la nuit. Il n’y a plus les bruits des voitures, des passants en train de crier, des chats qui miaulent. Mais à partir du deuxième soir, l’angoisse laisse place à la contemplation. Pierre savoure le silence et au retour, il le regrettera.

Des visites à Belle-Île

Pendant notre séjour, Augustin, un jeune étudiant qui habite au quartier de Moulins, son père et sa soeur sont venus nous rendre visite en voilier. Ce fût l’occasion pour certains d’entre de nous de s’initier aux joies (et aux peines) de la voile. Le lendemain, le fils de Danielle et deux de ses amis nous ont rejoint après leur méga-concert sur la presque-île de Crozon. Ce soir là, nous étions 17 personnes à table !

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La plage enfin

Promenade et baignade

En plus des temps des prière et des repas deux activités principales occupaient nos journées : les promenades et les baignades. Deux heures de marches et ensuite, un plongeon dans l’eau fraîche mais tellement agréable

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